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Stations portables · Guide

Station électrique portable ou batterie nomade : comprendre et choisir

Une station électrique portable réunit dans un même boîtier une batterie, des prises 230 V, USB et 12 V, et le plus souvent son chargeur. Elle alimente quelques appareils choisis, sans moteur ni carburant. À la fin de ce guide, vous saurez lire les trois chiffres d’une fiche, estimer combien de temps une station tiendra avec vos appareils, et dire si c’est elle qu’il vous faut, ou plutôt une powerbank, une batterie 12 V ou un groupe électrogène.

Lecture · 26 min
Station électrique portable bleue et crème posée sur une table, avec un ordinateur et un carnet ouvert.
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Le point de départ

  • Une station électrique portable réunit une batterie, un onduleur 230 V et, le plus souvent, son chargeur. Sous le nom de « batterie nomade », on trouve aussi bien des powerbanks USB de quelques dizaines de Wh que des stations de plusieurs centaines.
  • Les Wh disent l’énergie stockée, donc la durée ; les W, ce que la station fournit à un instant. La pointe ne couvre qu’un démarrage bref.
  • Dans l’essai de l’ADAC en 2025, les stations ont délivré en 230 V de 82 à 93 % de leur capacité annoncée. Leur onduleur allumé consomme lui-même, jusqu’à 30 W sur certains modèles.
  • D’après un calcul qui tient compte des pertes et de la consommation de l’onduleur, une station d’environ 1 kWh fait tourner un réfrigérateur de l’ordre d’une journée, souvent moins, et un appareil à résistance de 1 000 W moins d’une heure.
  • Au soleil, un panneau de 100 Wc bien orienté remplit 1 000 Wh en un peu plus de deux jours en juillet à Paris, en près de huit jours en décembre, d’après un calcul fondé sur PVGIS.

Une station a du sens pour alimenter quelques appareils choisis loin d’une prise, sans carburant : camping, fourgon, chantier ou coupure de courte durée. Pour seulement recharger un téléphone, une powerbank suffit. Pour beaucoup de puissance pendant longtemps, un groupe électrogène, utilisé dehors et loin des ouvertures, répond mieux, et un véhicule aménagé utilisé souvent a aussi le choix d’une batterie fixe avec convertisseur.

Ce qu’il y a dans une station électrique portable.

Une station électrique portable rassemble dans un boîtier de quoi stocker de l’électricité et la rendre sous plusieurs formes. La notice d’une station d’environ 1 000 Wh en montre les quatre briques1 :

  • une batterie, ici de 1 024 Wh en chimie LFP (lithium fer phosphate), entourée de protections électroniques contre la surcharge, la surchauffe, le court-circuit ou la basse température ;
  • des entrées de recharge pour le secteur, la prise 12 V d’une voiture et un panneau solaire, avec le chargeur et le régulateur solaire intégrés ;
  • un onduleur, qui transforme le courant continu de la batterie en 230 V alternatif pour les prises secteur, 1 800 W au total sur ce modèle ;
  • des sorties directes en courant continu : USB-A, USB-C, prise 12 V de type allume-cigare (126 W au plus sur ce modèle) et petites prises rondes.

Les deux essais indépendants consultés ont porté sur des stations de 400 à 1 440 Wh : onze testées en 2023 par Stiftung Warentest, l’organisme d’essais allemand2, et huit en 2025 par l’ADAC, l’automobile-club allemand3. Ces huit dernières utilisaient toutes la chimie LFP.

Station électrique, power station, centrale électrique portable, station d’énergie : ces noms désignent le même objet. Vendue avec un ou plusieurs panneaux, elle prend souvent le nom de « générateur solaire », relève Stiftung Warentest2. Le panneau produit, la station stocke, et chacun se juge à part.

Ce qu’elle fait bien : faire fonctionner quelques appareils, en 230 V, en USB et en 12 V, là où il n’y a pas de prise. Le TCS, le Touring Club Suisse, cite le camping, les jardins familiaux, les coupures de courant, le travail des artisans, des photographes et des cinéastes4. Ce qu’elle fait mal : faire durer un appareil qui chauffe, comme une bouilloire ou un radiateur, et remplacer l’installation électrique d’un logement.

Batterie nomade : powerbank ou station ?

Le mot ne désigne pas toujours le même objet. Chez un fabricant qui vend pourtant des stations, la rubrique « batteries nomades » ne propose que des chargeurs et des powerbanks USB de 10 000 à 26 000 mAh, sans aucune prise 230 V5. Un comparateur d’énergie l’emploie au contraire pour une station à prise 230 V, et un site pour camping-car réunit « batterie nomade et station d’énergie » dans une même catégorie6. Avant de comparer deux offres, vérifiez de quoi l’on parle.

Deux indices tranchent. Le premier est la prise : Stiftung Warentest distingue les stations des powerbanks, plus petites, par la présence d’au moins une prise 230 V2. Le second est l’énergie en wattheures (Wh), que l’IATA, l’association internationale du transport aérien, demande d’inscrire sur toute batterie lithium-ion7. Une powerbank en compte quelques dizaines, une station plusieurs centaines ou davantage.

Une powerbank affiche pourtant souvent sa capacité en milliampères-heures (mAh). Pour passer aux wattheures, multipliez les ampères-heures par la tension nominale des cellules (Wh = Ah × V, selon l’IATA). Un fabricant indique 3,6 V pour une powerbank de 25 000 mAh étiquetée 90 Wh5. Avec cette tension, une powerbank de 20 000 mAh, soit 20 Ah, contient 20 × 3,6 = 72 Wh, et une station de 1 000 Wh autant d’énergie nominale qu’environ quatorze powerbanks de ce genre. Dans les deux cas, le chiffre utile est inférieur au chiffre nominal.

Commencez par une feuille : vos appareils, leur puissance, leur durée.

Avant de regarder une seule fiche, prenez une feuille et faites une ligne par appareil que vous voulez alimenter. Notez pour chacun :

  1. Sa prise : 230 V, USB ou 12 V.
  2. Sa puissance, en watts (W). Elle figure sur la plaque signalétique, le chargeur ou la notice, et dit ce que l’appareil tire à un instant donné. Si la plaque n’indique que des ampères, multipliez-les par la tension pour un ordre de grandeur.
  3. Sa durée d’usage, en heures par jour ou pour la sortie prévue, celle de vos vraies journées. La puissance multipliée par la durée donne l’énergie, en wattheures (Wh).
  4. Ce qui fonctionne en même temps. Additionnez les puissances des appareils branchés ensemble : ce total doit rester sous la puissance continue de la station.
  5. Sa famille. Un moteur ou un compresseur (réfrigérateur, glacière à compression, pompe, outil) demande davantage au démarrage. Une résistance (bouilloire, radiateur, sèche-cheveux, plaque de cuisson) demande beaucoup, tout le temps qu’elle chauffe.

Voici une feuille d’exemple. Les puissances sont supposées pour montrer le calcul ; relevez celles de vos appareils.

AppareilPrisePuissance supposéeDuréeÉnergie calculéeFonctionne avec
ÉclairageUSB5 W5 h25 Whl’ordinateur
Ordinateur portableUSB-C ou 230 V60 W3 h180 Whl’éclairage
Bouilloire230 V2 000 W6 min200 Whrien d’autre
Total2 000 W au plus à la fois405 Wh

Deux chiffres sortent de la feuille, et ils ne se lisent pas au même endroit de la fiche technique. La plus forte puissance appelée en même temps, ici les 2 000 W de la bouilloire seule, se compare à la puissance continue de la station. L’énergie de la journée, ici 405 Wh, se compare à l’énergie que la station délivre vraiment, inférieure à sa capacité affichée. Sans la bouilloire, la liste ne demande plus que 65 W à la fois et 205 Wh : cet appareil fixe à lui seul la puissance à chercher et pèse la moitié de l’énergie.

À vous de faire le calcul.

Une charge à puissance constante. Aucun rendement ni perte de conversion n’est inclus.

Énergie (Wh) = puissance (W) × durée (h). Multipliez la puissance en watts par le nombre d’heures.

De 0 à 100 000 W et de 0 à 8 760 h, décimales acceptées.

Pour un réfrigérateur ou un congélateur, la puissance de la plaque ne sert pas à calculer l’énergie : le compresseur tourne par cycles. Partez de la consommation annuelle de l’étiquette énergie, en kilowattheures par an (1 kWh = 1 000 Wh) : multipliez par 1 000 et divisez par 365 pour obtenir des Wh par jour. Cette valeur vient d’essais en laboratoire à 16 °C et à 32 °C ambiants, dont l’étiquette retient la moyenne, selon le règlement européen qui fixe cette étiquette9.

Pour situer les ordres de grandeur, l’ADEME suit la consommation réelle des appareils d’une centaine de logements10. Sur l’exercice 2023-2024, d’après nos calculs sur ses données, un réfrigérateur seul y consommait 134 kWh par an en médiane, soit environ 367 Wh par jour ; un réfrigérateur-congélateur, 277 kWh par an, soit environ 759 Wh par jour. L’écart entre appareils est large : dans ce panel, un réfrigérateur seul sur quatre dépassait 218 kWh par an.

Une glacière à compression prévue pour la voiture échappe à l’étiquette : le même règlement exclut les appareils de réfrigération mobiles, sauf ceux mis sur le marché avec un convertisseur secteur. Sa consommation se lit dans sa notice, avec ses conditions de mesure. Un fabricant l’exprime en ampères-heures moyens sur 12 V11 : multipliez par 12 pour obtenir des Wh sur la même durée.

Trois chiffres à lire : wattheures, watts et pointe.

Capacité nominale, en Wh
L’énergie stockée. Elle dit combien de temps.
Puissance continue, en W
Ce que l’onduleur fournit sans s’arrêter. Elle dit quels appareils, ensemble.
Pointe, en W
Un dépassement bref accepté au démarrage, pas un régime de marche.

La capacité nominale est la taille du réservoir. Prévoyez de la marge : dans les essais consultés, aucune station n’a délivré toute sa capacité annoncée. La capacité a aussi un poids : de 10,8 à 16,7 kg pour les huit stations de 768 à 1 440 Wh testées par l’ADAC3, environ 4 à 8 kg pour les onze de 400 à 644 Wh testées par Stiftung Warentest2. Certaines acceptent une batterie d’extension vendue à part ; une notice annonce ainsi doubler la capacité jusqu’à 2 112 Wh12.

La puissance continue est le débit du robinet : ce que l’onduleur fournit durablement à l’ensemble des appareils branchés en 230 V. L’ADAC l’a vérifiée sur ses huit stations : toutes ont tenu la valeur annoncée et coupé leur sortie en cas de surcharge3. Au-delà, hors mode de puissance étendue, l’appareil ne tourne pas : la station se protège.

La pointe est le dépassement bref qu’une station accepte, le temps qu’un appareil démarre. Une notice écrit « 1 800 W au total (surtension : 2 700 W) »1 : le mot « surtension », qui désigne d’ordinaire un excès de tension, y traduit l’anglais surge et nomme cette pointe. Aucune des trois notices consultées n’indique combien de temps la pointe peut durer.

Or un moteur ou un compresseur appelle davantage au démarrage : une notice parle de 2 à 4 fois la puissance nominale pour certains appareils, sans citer de source8, et Stiftung Warentest a contrôlé la pointe des stations de son essai avec un moteur électrique qui démarre2. Sans durée de pointe connue, ni la puissance continue ni la pointe annoncées ne garantissent qu’un réfrigérateur, une pompe ou un outil démarrera sur une station donnée. Seul un essai avec l’appareil, ou une compatibilité écrite dans une notice, le confirme.

Le mode de puissance étendue ne crée pas de puissance.

Deux des notices consultées décrivent un mode, baptisé d’un nom commercial différent chez chaque constructeur, qui accepte un appareil plus puissant que la station : jusqu’à 2 400 W pour 1 800 W de puissance continue sur l’une d’elles12. La station ne fournit pourtant que sa puissance nominale ; d’après la page d’un constructeur, elle y parvient en abaissant un peu la tension1. Les deux notices le disent plus adapté aux appareils qui chauffent et l’excluent pour les appareils sensibles à la tension ou les instruments de précision.

Reprenez la bouilloire de la feuille, 2 000 W, sur une station de 1 800 W en continu : le calcul donne une tension d’environ 218 V au lieu de 230 V et une chauffe environ 11 % plus longue, en supposant une résistance constante et sans compter les pertes de chaleur13. Ce calcul illustre le principe ; aucun constructeur consulté ne publie la baisse réelle de tension, et une notice conseille de faire ses propres essais. L’eau bout un peu plus tard, et la station n’a pas gagné un watt.

Combien de temps tient une station électrique ?

De la recharge aux appareils.

Le trajet de l’énergie dans une station portableLa recharge alimente la batterie via le chargeur ou le régulateur adapté. La batterie alimente les prises 230 V via l’onduleur, et les sorties USB et 12 V sans cet onduleur. Les conversions et l’électronique consomment une partie de l’énergie. L’onduleur allumé consomme aussi sans appareil branché.RECHARGERSecteurouVéhiculeouSolaireChargeur / régulateurSelon la source de rechargeBatterieÉnergie stockée, en WhOnduleurContinu → alternatifSorties USB et 12 VSans onduleur 230 VPrises 230 VL’électronique consommeaussi sur ces sorties.
Le trajet de l’énergie dans une station portableLa recharge alimente la batterie via le chargeur ou le régulateur adapté. La batterie alimente les prises 230 V via l’onduleur, et les sorties USB et 12 V sans cet onduleur. Les conversions et l’électronique consomment une partie de l’énergie. L’onduleur allumé consomme aussi sans appareil branché.RECHARGERSecteurouVéhiculeouSolaireChargeur / régulateurSelon la source de rechargeBatterieÉnergie stockée, en WhOnduleurContinu → alternatifPrises 230 VConsomme aussi quandrien n’est branché.USB et 12 VSans onduleurL’électronique consommeaussi sur ces sorties.

Sortie 230 V allumée : l’onduleur consomme aussi quand aucun appareil n’est branché.

Les conversions et l’électronique consomment une partie de l’énergie : la capacité annoncée n’arrive pas entière aux appareils.

Principe simplifié, lorsque les appareils sont alimentés par la batterie. Les entrées disponibles dépendent du modèle.

Sources : notice de station1 ; essai ADAC3.

La capacité annoncée n’arrive pas entière à la prise. En 2025, l’ADAC a mesuré l’énergie réellement délivrée par ses huit stations : en moyenne 10 à 15 % de moins que l’annonce3. D’après nos calculs sur ses relevés, les rapports vont de 82 à 93 % sur les prises 230 V, 88 % en moyenne, et à peu près autant en courant continu13. L’ADAC attribue l’écart à la consommation de l’électronique, onduleur compris, et à la réserve que la station garde dans sa batterie pour la ménager. Les conditions de mesure, dont la puissance branchée et la température, ne sont pas publiées.

Une station consomme aussi pour elle-même, surtout quand son onduleur est allumé, même si rien n’est branché : jusqu’à 30 W sur certains modèles selon l’ADAC3, environ 15 W d’autoconsommation selon la notice d’une station de 1 152 Wh8. L’ADAC conseille donc d’éteindre la sortie 230 V quand elle ne sert pas ; l’écran, le Bluetooth et le wifi consomment eux aussi.

Cette même notice donne une formule qui tient compte de ces pertes, et que nous reprenons pour nos exemples8 : durée (h) = capacité (Wh) × part utilisable × rendement de l’onduleur ÷ (puissance de l’appareil + consommation propre de la station).

Part utilisable
90 %, valeur de la notice
Rendement de l’onduleur
85 %, valeur de la notice
Consommation propre
15 W selon la notice, variante à 30 W d’après l’ADAC

Ces valeurs sont celles d’un modèle ; votre station peut faire mieux ou moins bien. Appliquées à une station de 1 000 Wh, soit 765 Wh disponibles, elles donnent en 230 V :

AppareilConsommation retenueAvec 15 W de consommation propreAvec 30 W
Réfrigérateur seul, médiane ADEME367 Wh par jour, 15 W en moyenneenviron 25 henviron 17 h
Réfrigérateur-congélateur, médiane ADEME759 Wh par jour, 32 W en moyenneenviron 16 henviron 12 h
Glacière qui tirerait 50 W sans arrêt (hypothèse)50 Wenviron 12 henviron 10 h
Appareil à résistance de 1 000 W1 000 Wenviron 45 minenviron 45 min

Ce sont des calculs, pas des mesures. Ils supposent une station chargée à 100 %, une consommation moyenne stable et, pour le froid, un démarrage du compresseur accepté par la station. Retenez l’ordre de grandeur : sur une station d’environ 1 kWh, un appareil de froid domestique tient de l’ordre d’une journée, souvent moins ; un appareil à résistance de 1 000 W, moins d’une heure.

Les exemples ronds qui circulent, y compris dans les communiqués d’essais, divisent la capacité par la puissance : 1 000 Wh pour une glacière de 50 W, « environ 20 heures ». Ils laissent de côté les pertes que ces mêmes essais mesurent.

Pour un radiateur, une plaque ou un sèche-cheveux, la puissance décide d’abord : la station doit accepter l’appareil avant de le faire durer. La plus grande station de l’essai ADAC, avec 1 341 Wh mesurés en 230 V3, ferait fonctionner un radiateur de 1 500 W un peu moins d’une heure, si sa puissance continue le permet et si l’énergie mesurée vaut aussi à cette puissance. Stiftung Warentest le disait de son panel de 2023, des stations de 300 à 700 W en continu : elles ne sont pas faites pour la bouilloire ou le sèche-cheveux2.

Un réfrigérateur peut déclencher l’arrêt automatique de la sortie 230 V.

Deux des notices consultées décrivent un arrêt de la sortie 230 V à faible charge : sur l’une, après 12 heures sans charge1 ; sur l’autre, en mode ÉCO, sous un seuil réglable de 10 à 30 W, au bout d’une à quatre heures8. Entre deux cycles, le compresseur d’un réfrigérateur s’arrête et la consommation chute. La première notice prévient que ces variations peuvent déclencher l’arrêt automatique, et recommande de régler la sortie sur « toujours activée » pour un réfrigérateur qui conserve des médicaments ou des vaccins. Vérifiez ce réglage sur votre modèle avant de vous absenter. L’idée, lue sur un forum, qu’une station coupe « quand elle est pleine » n’apparaît dans aucune des notices consultées.

Le temps restant affiché à l’écran est lui aussi une estimation : une notice le donne pour valable avec les appareils dont la consommation est stable1. Avec un réfrigérateur, prenez-le comme une indication.

Le 12 V direct, sans onduleur.

Si la glacière de l’exemple accepte le 12 V, branchez-la sur la sortie 12 V et éteignez l’onduleur. Avec la même formule, sans consommation propre et en gardant le même rendement par prudence, elle tiendrait environ 15 heures au lieu de 1213, sans compter l’écran et les liaisons sans fil, qui consomment encore un peu.

De la feuille à une capacité de départ.

La formule se lit aussi à l’envers. Ajoutez à l’énergie de votre journée la consommation propre de la station pour chaque heure où l’onduleur restera allumé, puis divisez le total par 0,765, soit les 90 % et 85 % de la notice : vous obtenez une capacité nominale de départ. Reprenez la feuille d’exemple sans la bouilloire et ajoutez un réfrigérateur médian, qui oblige à garder l’onduleur allumé jour et nuit :

LigneCalculÉnergie par jour
Éclairage et ordinateur portable25 Wh + 180 Wh205 Wh
Réfrigérateur seul, médiane ADEME134 kWh par an ÷ 365367 Wh
Onduleur allumé jour et nuit, valeur d’une notice15 W × 24 h360 Wh
Total932 Wh

Divisé par 0,765, ce total demande environ 1 220 Wh de capacité nominale13 : d’après ce calcul, une station de 1 000 Wh ne tiendrait pas la journée. L’onduleur y pèse presque autant que le réfrigérateur. Sans le réfrigérateur, l’éclairage en USB et l’ordinateur en USB-C laissent l’onduleur éteint, et les 205 Wh demandent environ 270 Wh nominaux, avec le même rendement gardé par prudence. Prenez ces chiffres comme des repères pour lire les fiches ; la pointe au démarrage du compresseur reste à vérifier.

Recharger une station : secteur, véhicule ou soleil.

Sur le secteur, c’est en général la voie la plus rapide. Le TCS, qui publie le même essai que l’ADAC, a relevé une recharge de 51 à 90 minutes pour sept stations sur huit, sans préciser les niveaux de départ et d’arrivée ; la huitième, rechargée par un bloc d’alimentation externe, prenait nettement plus de temps4. Une des notices consultées propose aussi un mode de charge plus lent ou silencieux, et précise que la charge standard « est plus douce pour la batterie »8.

Sur la prise 12 V du véhicule, c’est bien plus lent. Une notice règle son entrée voiture à 8 A par défaut, soit 96 W sous 12 V1, et les huit stations de l’essai ADAC annonçaient de 100 à 120 W3. À 100 W, remplir 1 000 Wh demande au moins dix heures de branchement, sans compter les pertes de charge. La même notice demande de brancher le câble après avoir démarré le moteur, afin d’éviter tout problème de démarrage.

Au soleil, la recharge dépend du panneau, du lieu et de la saison. La puissance d’un panneau, en watts-crête (Wc), est déclarée par le fabricant pour des conditions de référence : 1 000 W de rayonnement par mètre carré et des cellules à 25 °C, d’après le manuel de PVGIS, l’outil solaire de la Commission européenne14. Elle ne dit pas l’énergie produite dans une journée, que PVGIS permet d’estimer. Pour un panneau de 100 Wc fixe, incliné à 35°, orienté plein sud, sans ombre, avec les 14 % de pertes par défaut de l’outil :

LieuProduction moyenne en juilletEn décembrePour remplir 1 000 Wh
Paris0,43 kWh par jour0,13 kWh par jour2,3 jours en juillet, 7,7 jours en décembre
Marseille0,57 kWh par jour0,29 kWh par jour1,8 jour en juillet, 3,4 jours en décembre

Ces durées supposent toute la production stockée, une station vide au départ et aucun appareil branché pendant la charge ; les pertes propres au régulateur de la station n’y sont pas isolées13. Un panneau posé à plat, déplacé ou à l’ombre produira autrement : Stiftung Warentest rappelle qu’il faut un panneau assez grand, du temps, et le réorienter vers le soleil au fil de la journée2. Avec 400 Wc, la production quadruple, dans la limite de ce que l’entrée solaire de la station accepte.

Cette entrée solaire a ses limites, écrites dans la notice : une plage de tension (11 à 60 V sur l’une des notices consultées), un courant maximal (10 à 15 A selon les notices) et une puissance maximale (500 à 600 W). La tension à vide des panneaux branchés, notée Voc, ne doit pas dépasser le haut de la plage : une notice prévient que l’appareil serait endommagé8. Une autre précise que le câble solaire est vendu à part, comme le panneau1.

La température compte aussi. Les trois notices consultées n’acceptent la charge qu’à partir de 0 °C, alors que la décharge reste possible jusqu’à -10 ou -20 °C. Une station restée dans un véhicule froid peut donc alimenter vos appareils tout en refusant la charge du panneau ; une notice précise que c’est la température de la batterie elle-même qui compte1. Par forte chaleur, une autre notice limite la sortie à 1 500 W entre 30 et 40 °C, au lieu de 1 800 W8.

Quand une autre solution répond mieux.

Votre feuille peut conduire ailleurs qu’à une station.

Votre besoinCe qui répond le mieuxCe qui décide
Recharger un téléphone, une liseuse, une lampe frontaleUne powerbankQuelques dizaines de Wh suffisent, et elle voyage en cabine sous conditions
Faire tourner quelques appareils 230 V loin d’une priseUne stationL’énergie utile, la puissance continue et la recharge sur place
Équiper un fourgon ou un camping-car utilisé souventUne station, ou une batterie 12 V fixe avec convertisseurLa place à bord, et un câblage protégé selon les notices du matériel
Faire tourner des outils ou chauffer pendant des heuresUn groupe électrogène, dehorsLa puissance et le carburant, jamais en espace clos
Traverser une coupure de quelques heuresUne station pour l’essentielLumière, téléphone, box internet, réfrigérateur : pas toute la maison

Un groupe électrogène tient aussi longtemps qu’il a du carburant, mais il le brûle. Santé publique France le rappelle avec la Direction générale de la santé et l’Anses, à propos du monoxyde de carbone15 :

Les groupes électrogènes, braseros et barbecues ne doivent en aucun cas être utilisés dans un espace clos (habitation, garage, cave, camping-car, etc.) ni même placés à proximité des portes, fenêtres ou bouches d’aération.

Santé publique France, DGS et Anses communiqué du 26 novembre 2025

Une station ne brûle rien et ne dégage pas de gaz d’échappement.

Pour une maison entière, l’échelle change. Dans le panel de l’ADEME, un logement consommait en médiane 2 926 kWh par an en 2023-2024, d’après nos calculs10, soit environ 8 kWh par jour, chauffage électrique compris quand il existe. Une station de 1 000 Wh en couvre un huitième, avant pertes.

Parfois, la réponse est un changement d’usage. La version USB ou 12 V d’un appareil laisse l’onduleur éteint. Les appareils qui chauffent vident vite une station : les réserver aux moments où le secteur est là prolonge d’autant l’autonomie du reste.

Les limites à connaître avant de brancher.

Plusieurs notices annoncent un mode secours, appelé ASI (alimentation sans interruption) ou EPS : la station reste branchée au secteur, qui alimente alors les appareils, et la batterie prend le relais en cas de coupure, avec une bascule annoncée de 20 à 30 millisecondes selon les notices consultées. Ce mode annoncé n’est pas une ASI universelle. L’une des notices exclut les appareils qui exigent une bascule sans aucune interruption, comme un serveur de données ou un poste de travail1 ; une autre demande de tester la fonction avant de s’y fier, pour éviter une perte de données8. Pour un ordinateur, usage que cite le TCS4, la compatibilité se vérifie donc appareil par appareil.

Pour un appareil médical, une notice déconseille la station pour les équipements d’urgence liés à la sécurité des personnes, dont les appareils de ventilation à pression positive continue (PPC), et renvoie à l’avis du médecin et du fabricant de l’équipement. Elle demande aussi de tenir la station à distance des implants, comme un stimulateur cardiaque1.

À pleine puissance, toutes les stations de l’essai ADAC étaient bruyantes, et les décibels annoncés par les constructeurs ne valent que pour une faible charge. Pour la nuit, l’ADAC conseille un mode silencieux3.

En fin de vie, la batterie ne va pas à la poubelle ordinaire : une notice demande un bac de recyclage des batteries, ou une entreprise spécialisée si la batterie défaillante ne peut pas être déchargée1.

Ce qu’une fiche doit dire avant de comparer.

Une fois votre feuille remplie, les fiches techniques deviennent lisibles. Celle d’une station devrait permettre de vérifier les points suivants ; ce qui manque mérite une question au vendeur avant l’achat.

  • Capacité et chimie : les Wh nominaux, l’énergie utile mesurée quand un essai l’a relevée, la chimie de la batterie (LFP ou NMC, par exemple) et un nombre de cycles avec son seuil de capacité restante et ses conditions.
  • Puissance : la puissance continue, la pointe avec sa durée, le mode de puissance étendue avec ses exclusions, et la forme d’onde de l’onduleur (« sinusoïdale pure » sur une notice), que Stiftung Warentest a contrôlée dans son essai de 20232.
  • Sorties : le nombre de prises 230 V, la puissance des ports USB-C (le TCS cite 140 W pour un ordinateur portable puissant4) et celle de la sortie 12 V.
  • Recharge : la puissance et la durée sur le secteur, avec leurs conditions ; la recharge en voiture ; l’entrée solaire en tension, courant, puissance et connecteur ; la recharge par deux sources, autorisée ou non.
  • Secours et veille : le temps de bascule annoncé ; l’arrêt automatique de la sortie 230 V, avec son délai, son seuil et la possibilité de le désactiver.
  • Transport : le poids, les dimensions poignées comprises, et deux poignées larges et robustes, comme le conseillent l’ADAC et le TCS3.
  • Usage : les températures de charge et de décharge, données séparément ; un mode silencieux ; la consommation de l’onduleur à vide quand elle est publiée.
  • Documents et accessoires : une plaque signalétique complète, visible de l’extérieur, et un mode d’emploi complet fourni dans la boîte, sans téléchargement obligatoire, deux demandes du TCS4 ; une notice en français ; les câbles de recharge secteur et voiture fournis, et le câble solaire précisé.
  • Extension et garantie : la batterie d’extension possible, la durée de garantie et ses conditions.

Nous ne citons aucun prix. Ceux relevés par les essais datent de 2023 et 2025, en Allemagne et en Suisse, et ne valent pas pour la France aujourd’hui. Ce qui fait varier le prix se trouve dans cette liste : capacité, puissance, vitesse de recharge, entrée solaire, accessoires et, parfois, panneau fourni. Pour comparer, mettez face à face des stations de capacité et de puissance proches, avec les mêmes accessoires : un ensemble vendu avec panneau ne se compare pas à une station seule.

Sources et hypothèses.

Les durées, les capacités de départ et les jours de recharge de ce guide sont des calculs : leurs hypothèses accompagnent chaque chiffre. Les notices citées servent d’exemples de définitions ; elles ne valent ni recommandation, ni description du modèle vendu aujourd’hui. Les réponses aux questions qui reviennent s’appuient sur les mêmes sources et, pour l’avion et la voiture électrique, sur les règles de l’OACI16 et les moyennes de Nos Gestes Climat17. Sources consultées le 16 octobre 2026.

Sources

  1. Notice consultée : EcoFlow DELTA 2, manuel d’utilisation V1.0 (FR) (nouvel onglet), station de 1 024 Wh, et page « X-Boost » (nouvel onglet) du constructeur. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10 ↩11 ↩12 ↩13

  2. Stiftung Warentest, « Powerstations im Test: Steckdosen für unterwegs » (nouvel onglet), 20 juillet 2023, et page de méthode (nouvel onglet). ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8

  3. ADAC, « Mobile Powerstations im ADAC Test: Nur die Hälfte schneidet gut ab » (nouvel onglet), 11 juin 2025, et pages de détail des huit modèles testés. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10 ↩11

  4. TCS, communiqué de presse du 11 juin 2025 (nouvel onglet) et page « Test de huit stations d’alimentation mobiles » (nouvel onglet) : même campagne d’essai que l’ADAC. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5

  5. Anker, spécifications de l’Anker Power Bank 25K 165 W (nouvel onglet) et page du modèle A1695 (nouvel onglet) ; collection « batteries nomades » d’Anker France (nouvel onglet) (usage du terme). ↩ ↩2

  6. HelloWatt, « Batterie nomade solaire » (nouvel onglet), mis à jour le 23 mars 2026, et Mon Camping Car, catégorie « Batterie nomade et station d’énergie » (nouvel onglet) (usage du terme). ↩

  7. IATA, « Passengers Travelling with Lithium Batteries » (nouvel onglet), 31 mars 2026, et « Changes Regarding Power Banks, Guidance Document for Operators » (nouvel onglet), 31 mars 2026. ↩

  8. Notice consultée : BLUETTI AC180, manuel d’utilisation (FR) (nouvel onglet), station de 1 152 Wh. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9

  9. Règlement délégué (UE) 2019/2016 (nouvel onglet) de la Commission du 11 mars 2019, étiquetage énergétique des appareils de réfrigération. ↩

  10. ADEME, jeu de données « Consommation électrique annuelle des appareils domestiques » (nouvel onglet) (panel ElecDom), mis à jour le 12 février 2025 ; médianes et quartiles calculés par Courant Libre sur l’exercice 2023-2024. ↩ ↩2

  11. Dometic, page de la glacière CFX3 35 (nouvel onglet) (consommation exprimée en Ah sur 12 V). ↩

  12. Notice consultée : Anker SOLIX C1000/C1000X, guide de l’utilisateur A1761 (FR) (nouvel onglet). ↩ ↩2

  13. Calculs de cette page, par Courant Libre : durée = capacité × 0,9 × 0,85 ÷ (puissance de l’appareil + consommation propre de 15 ou 30 W) ; capacité de départ = énergie de la journée, consommation propre comprise, ÷ 0,765 ; Wh par jour = kWh par an × 1 000 ÷ 365 ; Wh = Ah × V ; tension en mode étendu = racine carrée de 1 800 W × 26,45 Ω, résistance d’une bouilloire de 2 000 W sous 230 V ; jours de recharge solaire = 1 000 Wh ÷ production journalière PVGIS ; kilomètres = 0,88 kWh ÷ consommation aux 100 km × 100. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5

  14. Commission européenne (JRC), manuel de PVGIS 5 (nouvel onglet) et calcul PVGIS 5.3 (nouvel onglet) pour Paris et Marseille (100 Wc, 35°, plein sud, 14 % de pertes, données SARAH3). ↩

  15. Santé publique France, DGS et Anses, « Intoxications au monoxyde de carbone. Adopter les bons gestes peut sauver des vies » (nouvel onglet), 26 novembre 2025. ↩

  16. OACI, informations sur l’addendum n° 1 aux Instructions techniques 2025-2026 (nouvel onglet), applicable le 27 mars 2026, et annonce du 27 mars 2026 (nouvel onglet). ↩

  17. Nos Gestes Climat, documentation « consommation estimée » des voitures électriques (nouvel onglet), moyennes par gabarit tirées de la base ADEME Car Labelling, valeurs annoncées par les constructeurs. ↩

Les questions qui reviennent.

Peut-on prendre une station électrique portable en avion ?

En pratique, non. Les stations des essais cités stockent de 400 à 1 440 Wh ; au-delà de 160 Wh, aucune des règles consultées n’admet une batterie au lithium dans les bagages d’un passager, et une notice de station répond simplement « Non ». Vérifiez la valeur en Wh inscrite sur la vôtre. Une powerbank, elle, voyage en cabine, jamais en soute : selon les règles de l’OACI applicables depuis le 27 mars 2026, deux au plus par passager, sans les recharger à bord. Jusqu’à 100 Wh, elles sont admises ; entre 100 et 160 Wh, il faut l’accord de la compagnie, et l’IATA annonce la fin de cette tolérance dans ses règles au 1er janvier 2027. Vérifiez auprès de votre compagnie à la date du voyage.

Peut-on utiliser une station dans une tente, un fourgon ou sous la pluie ?

Le monoxyde de carbone n’est pas en cause : une station ne brûle rien, alors qu’un groupe électrogène ne doit jamais tourner dans un espace clos. Restent les conditions des notices, qu’un fourgon aéré ou une tente sèche peuvent remplir : un endroit sec, aéré et assez spacieux, à l’abri de la pluie et des liquides, loin d’un fourneau, sans obstruer le ventilateur. Aucune des notices consultées n’annonce d’indice de protection contre l’eau : une tente humide ou un auvent sous la pluie ne conviennent pas, sauf indication contraire de la notice du modèle.

Peut-on laisser une station branchée sur le secteur en permanence, et comment la ranger l’hiver ?

Il n’existe pas de règle générale. Aucune des notices consultées n’interdit le branchement permanent ni n’en décrit l’effet sur la batterie, et le mode secours suppose justement une station branchée. Pour le rangement, les trois notices donnent trois routines différentes, de la recharge à 80 % tous les trois mois au contrôle hebdomadaire du niveau. Suivez celle de votre modèle : une batterie stockée longtemps à faible charge peut devenir inutilisable, et une notice exclut de la garantie une station restée plus de six mois sans charge ni décharge.

Une station peut-elle alimenter une maison ou recharger une voiture électrique ?

Pas une maison entière : une station d’environ 1 kWh couvre une petite part de la consommation d’un logement, et ce guide ne donne aucune consigne pour la relier au tableau électrique. Pendant une coupure, elle alimente les appareils branchés sur ses prises. Pour une voiture électrique, l’apport se compte en kilomètres. Le simulateur Nos Gestes Climat tire de la base Car Labelling de l’ADEME des consommations moyennes par gabarit, fondées sur les valeurs annoncées par les constructeurs : de 14,5 à 21,2 kWh aux 100 km. Avec environ 880 Wh utiles, la part moyenne délivrée en 230 V dans l’essai ADAC appliquée à une station de 1 000 Wh, le calcul donne 4 à 6 km. Il faut encore retirer les pertes de la recharge de la voiture et vérifier que la station fournit la puissance demandée par le câble de recharge.

Combien d’années dure une station électrique portable ?

On ne peut pas le dire en années : aucun essai indépendant de durée de vie n’a été trouvé, et les notices parlent en cycles de charge et de décharge. Une des notices consultées annonce 3 000 cycles en conservant au moins 80 % de la capacité, sans préciser la température, la profondeur de décharge ni le courant ; les deux autres ne donnent aucun chiffre. Comparez donc des cycles accompagnés de leur seuil et de leurs conditions, jamais un nombre seul.

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